Non au pessimisme en matière de recrutement

Le 04/10/2021 à 15:18

«JE SUIS CONTRE LE DISCOURS QUI DIT QUE LES JEUNES NE VEULENT PLUS TRAVAILLER ! »

Richard Jaunet, président du groupement d'employeurs de la côte des havres, fustige le traitement médiatique sur les difficultés des conchylicul-teurs à embaucher et tient à souligner le dynamisme des recrutements à l'approche des grandes marées estivales.

« Ce sont toujours les mêmes titres et mêmes questions pour souligner les 20 à 30 personnes qui manquent à l'occasion d'une marée plutôt que les 70 % qui ont été recrutées pour venir travailler… », regrette le président du groupement. Sa structure, basée à Blainville-sur-Mer, existe depuis 2006 et emploie quatre personnes à temps plein pour une cinquantaine d'entreprises adhérentes. « Elle est née d'une volonté de prendre le problème du recrutement à bras-le-corps. Et aujourd'hui, nous n'accueillons même plus de nouvelles sociétés car nous ne parvenons pas à satisfaire tout le monde. Nous n'avons jamais autant mis de personnel à la disposition des entreprises mais cela ne suffit toujours pas ! » La page Facebook du groupement est son principal vecteur de recrutement. « Depuis quatre ans, la page est très consultée et nous faisons des scores importants en matière de partage, précise Richard Jaunet. C'est un travail de recrutement qui est extrêmement local, nous connaissons la population et réciproquement. Notre recrutement se fait dans un rayon de 20 kilomètres maximum. De plus, nous communiquons régulièrement dans la presse locale. » Les profils des personnes recrutées sont de plus en plus féminins et jeunes, souligne-t-il. « Et plus globalement, les recrutements se passent bien. Je suis contre le discours qui dit que les jeunes ne veulent plus travailler ! Il faut aussi rappeler que nous sommes partenaires de la Mission locale ou encore de Pôle emploi. Nous pouvons également faire appel à des collectifs qui viennent en aide à des étrangers ou des réfugiés ». Il précise avoir beaucoup d'étudiants pendant leurs vacances. « A tel point que les entreprises s'adaptent même au calendrier scolaire. Dans le coin, les marées sont un sport national et tous les jeunes y passent ! »