Les dossiers à rendre avant fin avril

Le 03/02/2021 à 11:43

Le seuil d’éligibilité a été abaissé à 20 % de pertes par rapport au chiffre d’affaires moyen.

Une enveloppe minimale de 20 millions d’euros permettra d’indemniser les entreprises d’aquaculture qui ont souffert de la crise du Covid-19. Les aides de la mesure 55 du Feamp, votée en avril par le Parlement européen, se calculent sur la période du 1er février au 31 décembre pour tenir compte des « impacts préalables au confinement, notamment sur les entreprises exportatrices, mais aussi [des] impacts liés au second confinement
jusqu’à la période cruciale des fêtes de fin d’année », précise le gouvernement. Le seuil de 25 % de pertes par rapport au chiffre d’affaires moyen, retenu au départ comme critère d’éligibilité, a été abaissé à 20 % et le plafond d’aide publique a lui été rallongé à 300 000 euros – le plancher reste fixé à 1 500 €. L’indemnisation compensera 50 % des pertes. Et les dossiers, à retirer sur le site Europe en France, sont à rendre avant le 30 avril prochain.
Combien d’entreprises bénéficieront de ce coup de pouce ? Difficile à évaluer répond Philippe Le Gal, président du Comité national de la conchyliculture (CNC) : « C’est toujours compliqué de rentrer dans les
cases. Les professionnels qui travaillent surtout en vente en gros sur la période de Noël et les exportateurs seront les principaux concernés par ce dispositif. »
Difficile aussi de savoir quand les fonds seront versés. « Au mieux fin 2021, estime Philippe Le Gal. Début 2022 ? Mais ceux qui entrent dans le dispositif auront un argument pour aller voir les banques s’ils ont
besoin de trésorerie. »
Ces aides sont spécifiques à l’aquaculture. Les mesures transversales, elles, comme le prêt garanti par l’État et le chômage partiel, n’ont pas beaucoup été utilisées par la filière. « Tout le monde a fait le dos rond, reprend le président du CNC.
C’est notre chance, nos structures nous rendent très adaptables. »