Covid-19 : un seul saisonnier positif

Le 25/02/2021 à 10:50

La vice-présidente du comité régional de conchyliculture (CRC) de Charente- Maritime l’a échappé belle. En charge de la campagne de dépistage menée juste avant les fêtes de fin d’année, Annie Aubier (Arvert) peut se réjouir de son initiative. Près de 600 tests ont été réalisés dans le bassin Marennes - Oléron pour un seul cas positif. Précisément dans son entreprise… Ce saisonnier n’ayant pas encore embauché à ce moment-là, lui et son épouse n’ont pu travailler au sein de l’établissement, sans autre conséquence pour l’entreprise. Annie Aubier refuse néanmoins de trop s’attarder sur son cas personnel, se félicitant avant tout de l’absence de cluster cet hiver dans les cabanes ostréicoles. « La prévention a porté ses fruits et un certain nombre de saisonniers ont été testés, cela montre que ce que nous avons mis en place était très satisfaisant », résume-t-elle.

GESTES BARRIÈRES

L’opération a toutefois été longue à se dessiner suite à d’intenses discussions avec l’agence régionale de santé et la Mutualité sociale agricole. Alors que tout semblait acté mi-novembre pour des dépistages collectifs dans des salles municipales, le dispositif s’est finalement déroulé au sein des douze entreprises volontaires. Certains ostréiculteurs ont souhaité tester leur personnel en deux fois, avant l’embauche et à mi-saison, « pour maintenir la pression sur les salariés vis-à-vis des gestes barrières », explique-t-on au CRC. Les tests étaient gratuits avec des résultats fournis sous 24 heures. Parmi ces chefs d’entreprises volontaires, Philippe Ménadier a été le premier à lancer la campagne le 1er décembre à Chaillevette. « Le risque zéro n’existe pas et les salariés peuvent toujours contracter le virus quelques jours après les tests, mais ce dispositif nous rassure. Avoir un cluster au sein de l’établissement serait une catastrophe », expliquaitil à l’époque. Au-delà, toutes les précautions ont été prises avec la mise à disposition de masques, de visières, sans oublier les temps de pause et les repas strictement encadrés. Au final, lui et les autres ostréiculteurs charentais maritimes ont réussi à passer entre les mailles du filet. La partie était pourtant loin d’être gagnée avec l’arrivée de milliers de saisonniers pour ce temps fort de l’année. David Labardin