Une première mondiale en algoculture

Le 28/06/2021 à 13:53

Après l'expérimentation d'un élevage de moules sur cordes dans les parcs éoliens Belwind et Thorntonbank entre 2017 et 2019, qui avait conclu à une bonne qualité du produit et à une croissance plus rapide, l'université de Gand participe au projet du consortium belgo-néerlandais Wier & Wind pour explorer les possibilités de ces plateformes éoliennes offshore comme supports pour la culture de kombu royal ou Saccharina latissima. Le coordinateur technique du projet est l'entreprise AtSeaNova qui a conçu les supports de culture de ces macro-algues, ensemencés à la station marine d'Ostende avant d'être installés à 5 kilomètres au large de Nieuport.

À la suite de cette phase d'expérimentation intermédiaire, dite « nearshore », les algues ont été transférées sur le parc éolien offshore Norther, qui permet une surface de production de deux hectares. Cette expérimentation est une première mondiale. « Les fermes d'algues peuvent contribuer à un avenir neutre en carbone, nous pensons donc qu'il est important de soutenir cette initiative, a commenté Thierry Aelens, directeur exécutif de Norther NV. Ces fermes d'algues offshore sont complémentaires à nos activités en mer. » La récolte des algues est prévue avec les équipes de maintenance des éoliennes offshore qui font des trajets quotidiens jusqu'au parc. L'expérimentation doit prendre fin en juin 2022.

En parallèle, les équipes de l'université de Gand cherchent aussi à faire progresser les techniques d'algoculture terrestre pour les algues rouges Porphyra (algue alimentaire utilisée dans la confection des sushis) et Palmaria. Dans le cadre du projet BlueMarine, des chercheurs belges souhaitent adapter les protocoles d'écloserie existants pour les algues et bivalves.